Par les temsp qui courent, ou bien les tensions politiques guettent tous les coins du monde, ou bien nous avons un certain "don" pour nous retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. Comme nous nous appretions a quitter Pokhara pour Kathmandou, nous avons appris que cette derniere etait la scene d'agitations populaires prenant notamment la forme d'emeutes. Le motif: le premier ministre, un maoiste jouissant de la faveur populaire, venait de demissionner, insatisfait qu'il etait de la tournure d'un certain dossier. Mais comme il fallait retourner a tout prix a Kathmandou, ne serait-ce pour prendre notre avion vers Ho Chi Minh Ville, nous n'avions pas une grande marge de manoeuvre. Nous nous sommes donc embarques dans le bus avec un "advienne que pourra" dans la bouche pour constater, au terme de nos 200km/7 heures de voyage(dans ce pays les deplacements sont vraiment fastidieux), que la vie suivait son cours a Kathmandou. Certes le bordel regnait dans les rues mais c'etait le meme bordel que celui auquel nous avions assiste avec amusement 3 semaines plus tot. Comme nous en avions l'intention, il nous serait donc possible de profiter de cette utlime occasion pour visiter les principaux sites que nous avions negliges a notre arrivee, absorbes que nous etions par la preparartion de notre trek. Pourtant, la vallee de Kathmandou possede la plus forte densite au monde de sites inscrtis au patrimoine mondial de l'Unesco. Comme le Nepal est le point de rencontre entre les populations de l'Inde et celles de l'Himalaya, il en resulte une grande richesse culturelle. Cet etat de fait se reflete dans sa capitale ou temples bouddhistes et hindouistes se cotoient. Comme par hasard, le jour de notre visite etait celui de la naissance de Bouddha. Le premier temple que nous avons visite, Swayambunath, etait litteralement assailli par les Nepalais pour l'occasion. Pour l'atteindre, il faut gravir un interminable escalier, ce que nous avons fait, noyes que nous etions dans un essaim de fideles venus en ce lieux sacre pour allumer des lampes a beurre et faire tourner des moulins a priere. Question de me mettre dans l'esprit de la fete, j'ai accepte de me faire offrir un tika, ce petit point qu'on applique sur le front comme symbole de benediction divine. Dans mon cas, c'etait plus une grosse tache epaisse, melange de fruits rouges, de yaourt, de riz et de quelque chose de scintillant. C'est donc avec mon "troisieme oeil qui voit tout" que j'ai pu contempler la vue superbe qui s'offre depuis le haut de Swayambunath sur Kathmandou et sa vallee, laquelle se presente comme une mer infinie de blocs aux teintes pastels. Ce temple, mieux connue sous le nom de Monkey Temple, est aussi interessant a visiter en raison de la tres nombreuse colonie de singes qu'il abrite, lesquels se divertissent au cote de la foule sans aucune gene. Des bouddhistes, des hindous, des singes, des marchands, des enfants, des infirmes, Swayambunath nous a donne l'impression d'etre deux petites fourmis dans une enorme fourmiliere et finalement bien peu de choses. C'est donc sur cette note que nous avons mis le cap vers Bodsnath, un enorme stuppa servant de centre religieux a la population d'exiles tibetains de la ville. Depuis longtemps, marchands tibetains et sherpas s'aventurant dans l'Himalaya viennent y prier ou remercier les dieux d'avoir voyager sans heurt. Aujourd'hui, c'est parait-il l'un des rares endroits au monde ou la culture tibetaine peut s'exprimer librement. Les Nepalais disent des Tibetains qu'ils ont le sens des affaires. Il est vrai que le quartier entourant Bodsnath est tres coquet et soigneusement entretenu, ce qui tranche avec le reste de la ville. Le touriste a la recherche d'une sympathique terrasse ou siroter un cafe ou de boutiques ou faire le plein en objets artisanaux y trouvera son compte. Mais comme c'etait toujours l'anniversaire de Bouddha lors de notre passage, Bodsnath etait plutot le theatre d'un mega party de moines. Comme le veut la coutume, ils tournaient tous autour du stuppa, dans le sens des aiguilles d'une montre, pendant que le soleil disparaissait a l'horizon. Comme deux apprentis-bouddhistes, nous avons pris part a leur danse pour constater que ca se poussait presque dans cette foule en rotation, en tout cas qu'on y etait pas mal compacts, et qu'il y avait la matiere a devenir claustrophobe. Nous avons donc decide d'aller voir du cote des Hindous a Pashupatinath, l'un des principaux temples de Shiva du sous-continent indien qui attire pelerins et sadhous de toute l'Inde. Comme nous ne sommes pas Hindous et que nous ne le serons jamais, (il est impossible de se convertir a cette religion) l'acces aux temples nous fut interdit. Jusqu'en 2001, il en etait d'ailleurs de meme pour les dalits, ceux qu'on appelle plus communement les intouchables. Mais l'exterieur des batiments avait tant a offrir que nous nous sommes vite consoles. On y trouve une pleiade de temples miniatures et d'autels ornementes de sculpture et de peintures gravitant autour de la sphere sexuelle. Quand ce n'etait pas des innombrables symboles phalliques tronant ici et la, il s'agissait de representations erotiques mettant en scene des personnages dans des postures parfois accrobatiques. Ainsi, rien a voir avec notre univers religieux qui valorise a cet egard la plus grande pudeur; compares a notre Vierge Marie et notre chaste Jesus, Vishnous, Shivam Ganesh et leurs accolytes apparaissent comme une bande de pervers. Chez les Hindous, sexe et sacre font bon menage et si ca peut nous paraitre etrange, c'est peut-etre qu'on a un peu oublie le secret de la procreation. L'enceinte des temples est aussi le refuge d'une petite communaute de sadhous, ces saints hommes hindous qui ont tout abandonne pour vivre d'errance et d'ascese. Par leur accoutrement atypique, ils apparaissent comme des personnages excentriques. D'ailleurs, moyennant quelques roupies, ils se pretent avec une joie manifeste et une aisance etonnante a une seance de photos pour le compte des touristes. A Pashupatinath, certains d'entre eux vivent dans des grottes creusees dans les berges de la riviere Bagmati, laquelle serpente a travers le site. Sur l'autre rive a ete erigee une serie de gradins ou, encore une fois, une horde de fideles etait ammassee. C'est en les voyant tous la que nous avons compris que les Hindous aussi fetent Bouddha; en fait, ils le considerent comme la 9e reincarnation de Vishnu, juste apres Rama et Krishna. Mais aussi voyeur que ce soit, ce qui a le plus retenu notre attention, ce sont les cremations qui se succedent les unes apres les autres a Pashupatinath. Au meme titre de le Gange en Inde, la riviere Bagmati est consideree comme sacree. On y trouve donc des ghats, sorte de petits autels sur lesquels les Hindous amenagent les buchers servant a incinerer leurs proches. A notre arrivee, deux corps brulaient deja. Du premier il ne restait pas grand chose; du second il ne restait que les pieds, intactes, parce qu'ils depassaient quelque peu des flammes, ce qui les empechaient de bruler comme le reste de la depouille. Quelqu'un s'est charge de les repositionner quand le moment fut juge opportun, c'est pourquoi on les entrevoit au centre du bucher sur la photo que Jacques a prise discretement. Puis, comme nous allions quitter, une troisieme depouille est arrivee, portee sur un brancard par les hommes de sa famille (les femmes sont habituellement exclues de ces ceremonies car, parait-il, elles pleurent trop, ce qui nuit a la reincarnation de l'ame). Nous avons ainsi pu avoir un apercu des differents rituels qui precedent la cremation proprement dite. D'abord, on baigne les pieds du defunt dans les eaux de la riviere pour le purifier; ensuite, on change ses vetements, on le couvre d'une pommade a base de ghee (beurre clarifie) et on place une chandelle allumee dans sa bouche. Le corps mettra deux bonnes heures a se consummer entierement, apres quoi les cendres restantes seront jetees dans la riviere qui est aussi sale qu'on peut se l'imaginer. Assister a une telle scene fut pour nous une experience intense, a la fois glacante et fascinante. Curiosite, pudeur, degout, empathie... difficile d'identifier les emotions qui se bousculaient en nous. On parle parfois de fascination morbide et je crois que l'expression s'applique ici plutot bien. Bien sur, les Nepalais prennent la chose autrement, temoins qu'ils sont, jour apres jour, de l'enchainement sans cesse renouvelle de ces ceremonies sur leur lieu de priere. Chez nous, on tient la mort a l'ecart ou du moins il est plutot rare de la cotoyer d'aussi pres. Ainsi, comme visiter le Musee du crime genocidaire au Cambodge, voir des motocyclistes et des enfants se faire happer a mort sur les routes du Laos ou constater l'extreme pauvrete des gens dans les bidonvilles, assister aux cremations de la riviere Bagmati nous convia a une autre reflexion sur le sens de la vie et de la mort. Mais bon, avant d'en arriver a quelques conclusions satisfaisantes, nous avons constate au son de nos gargouillis d'estomac que nous etions encore bien en vie et qu'il etait donc temps d'aller s'en rejouir en mangeant cette pizza au proscuito et a la roquette dont tout le monde disait du bien.
lundi 11 mai 2009
Kathmandou (bis)
Par les temsp qui courent, ou bien les tensions politiques guettent tous les coins du monde, ou bien nous avons un certain "don" pour nous retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. Comme nous nous appretions a quitter Pokhara pour Kathmandou, nous avons appris que cette derniere etait la scene d'agitations populaires prenant notamment la forme d'emeutes. Le motif: le premier ministre, un maoiste jouissant de la faveur populaire, venait de demissionner, insatisfait qu'il etait de la tournure d'un certain dossier. Mais comme il fallait retourner a tout prix a Kathmandou, ne serait-ce pour prendre notre avion vers Ho Chi Minh Ville, nous n'avions pas une grande marge de manoeuvre. Nous nous sommes donc embarques dans le bus avec un "advienne que pourra" dans la bouche pour constater, au terme de nos 200km/7 heures de voyage(dans ce pays les deplacements sont vraiment fastidieux), que la vie suivait son cours a Kathmandou. Certes le bordel regnait dans les rues mais c'etait le meme bordel que celui auquel nous avions assiste avec amusement 3 semaines plus tot. Comme nous en avions l'intention, il nous serait donc possible de profiter de cette utlime occasion pour visiter les principaux sites que nous avions negliges a notre arrivee, absorbes que nous etions par la preparartion de notre trek. Pourtant, la vallee de Kathmandou possede la plus forte densite au monde de sites inscrtis au patrimoine mondial de l'Unesco. Comme le Nepal est le point de rencontre entre les populations de l'Inde et celles de l'Himalaya, il en resulte une grande richesse culturelle. Cet etat de fait se reflete dans sa capitale ou temples bouddhistes et hindouistes se cotoient. Comme par hasard, le jour de notre visite etait celui de la naissance de Bouddha. Le premier temple que nous avons visite, Swayambunath, etait litteralement assailli par les Nepalais pour l'occasion. Pour l'atteindre, il faut gravir un interminable escalier, ce que nous avons fait, noyes que nous etions dans un essaim de fideles venus en ce lieux sacre pour allumer des lampes a beurre et faire tourner des moulins a priere. Question de me mettre dans l'esprit de la fete, j'ai accepte de me faire offrir un tika, ce petit point qu'on applique sur le front comme symbole de benediction divine. Dans mon cas, c'etait plus une grosse tache epaisse, melange de fruits rouges, de yaourt, de riz et de quelque chose de scintillant. C'est donc avec mon "troisieme oeil qui voit tout" que j'ai pu contempler la vue superbe qui s'offre depuis le haut de Swayambunath sur Kathmandou et sa vallee, laquelle se presente comme une mer infinie de blocs aux teintes pastels. Ce temple, mieux connue sous le nom de Monkey Temple, est aussi interessant a visiter en raison de la tres nombreuse colonie de singes qu'il abrite, lesquels se divertissent au cote de la foule sans aucune gene. Des bouddhistes, des hindous, des singes, des marchands, des enfants, des infirmes, Swayambunath nous a donne l'impression d'etre deux petites fourmis dans une enorme fourmiliere et finalement bien peu de choses. C'est donc sur cette note que nous avons mis le cap vers Bodsnath, un enorme stuppa servant de centre religieux a la population d'exiles tibetains de la ville. Depuis longtemps, marchands tibetains et sherpas s'aventurant dans l'Himalaya viennent y prier ou remercier les dieux d'avoir voyager sans heurt. Aujourd'hui, c'est parait-il l'un des rares endroits au monde ou la culture tibetaine peut s'exprimer librement. Les Nepalais disent des Tibetains qu'ils ont le sens des affaires. Il est vrai que le quartier entourant Bodsnath est tres coquet et soigneusement entretenu, ce qui tranche avec le reste de la ville. Le touriste a la recherche d'une sympathique terrasse ou siroter un cafe ou de boutiques ou faire le plein en objets artisanaux y trouvera son compte. Mais comme c'etait toujours l'anniversaire de Bouddha lors de notre passage, Bodsnath etait plutot le theatre d'un mega party de moines. Comme le veut la coutume, ils tournaient tous autour du stuppa, dans le sens des aiguilles d'une montre, pendant que le soleil disparaissait a l'horizon. Comme deux apprentis-bouddhistes, nous avons pris part a leur danse pour constater que ca se poussait presque dans cette foule en rotation, en tout cas qu'on y etait pas mal compacts, et qu'il y avait la matiere a devenir claustrophobe. Nous avons donc decide d'aller voir du cote des Hindous a Pashupatinath, l'un des principaux temples de Shiva du sous-continent indien qui attire pelerins et sadhous de toute l'Inde. Comme nous ne sommes pas Hindous et que nous ne le serons jamais, (il est impossible de se convertir a cette religion) l'acces aux temples nous fut interdit. Jusqu'en 2001, il en etait d'ailleurs de meme pour les dalits, ceux qu'on appelle plus communement les intouchables. Mais l'exterieur des batiments avait tant a offrir que nous nous sommes vite consoles. On y trouve une pleiade de temples miniatures et d'autels ornementes de sculpture et de peintures gravitant autour de la sphere sexuelle. Quand ce n'etait pas des innombrables symboles phalliques tronant ici et la, il s'agissait de representations erotiques mettant en scene des personnages dans des postures parfois accrobatiques. Ainsi, rien a voir avec notre univers religieux qui valorise a cet egard la plus grande pudeur; compares a notre Vierge Marie et notre chaste Jesus, Vishnous, Shivam Ganesh et leurs accolytes apparaissent comme une bande de pervers. Chez les Hindous, sexe et sacre font bon menage et si ca peut nous paraitre etrange, c'est peut-etre qu'on a un peu oublie le secret de la procreation. L'enceinte des temples est aussi le refuge d'une petite communaute de sadhous, ces saints hommes hindous qui ont tout abandonne pour vivre d'errance et d'ascese. Par leur accoutrement atypique, ils apparaissent comme des personnages excentriques. D'ailleurs, moyennant quelques roupies, ils se pretent avec une joie manifeste et une aisance etonnante a une seance de photos pour le compte des touristes. A Pashupatinath, certains d'entre eux vivent dans des grottes creusees dans les berges de la riviere Bagmati, laquelle serpente a travers le site. Sur l'autre rive a ete erigee une serie de gradins ou, encore une fois, une horde de fideles etait ammassee. C'est en les voyant tous la que nous avons compris que les Hindous aussi fetent Bouddha; en fait, ils le considerent comme la 9e reincarnation de Vishnu, juste apres Rama et Krishna. Mais aussi voyeur que ce soit, ce qui a le plus retenu notre attention, ce sont les cremations qui se succedent les unes apres les autres a Pashupatinath. Au meme titre de le Gange en Inde, la riviere Bagmati est consideree comme sacree. On y trouve donc des ghats, sorte de petits autels sur lesquels les Hindous amenagent les buchers servant a incinerer leurs proches. A notre arrivee, deux corps brulaient deja. Du premier il ne restait pas grand chose; du second il ne restait que les pieds, intactes, parce qu'ils depassaient quelque peu des flammes, ce qui les empechaient de bruler comme le reste de la depouille. Quelqu'un s'est charge de les repositionner quand le moment fut juge opportun, c'est pourquoi on les entrevoit au centre du bucher sur la photo que Jacques a prise discretement. Puis, comme nous allions quitter, une troisieme depouille est arrivee, portee sur un brancard par les hommes de sa famille (les femmes sont habituellement exclues de ces ceremonies car, parait-il, elles pleurent trop, ce qui nuit a la reincarnation de l'ame). Nous avons ainsi pu avoir un apercu des differents rituels qui precedent la cremation proprement dite. D'abord, on baigne les pieds du defunt dans les eaux de la riviere pour le purifier; ensuite, on change ses vetements, on le couvre d'une pommade a base de ghee (beurre clarifie) et on place une chandelle allumee dans sa bouche. Le corps mettra deux bonnes heures a se consummer entierement, apres quoi les cendres restantes seront jetees dans la riviere qui est aussi sale qu'on peut se l'imaginer. Assister a une telle scene fut pour nous une experience intense, a la fois glacante et fascinante. Curiosite, pudeur, degout, empathie... difficile d'identifier les emotions qui se bousculaient en nous. On parle parfois de fascination morbide et je crois que l'expression s'applique ici plutot bien. Bien sur, les Nepalais prennent la chose autrement, temoins qu'ils sont, jour apres jour, de l'enchainement sans cesse renouvelle de ces ceremonies sur leur lieu de priere. Chez nous, on tient la mort a l'ecart ou du moins il est plutot rare de la cotoyer d'aussi pres. Ainsi, comme visiter le Musee du crime genocidaire au Cambodge, voir des motocyclistes et des enfants se faire happer a mort sur les routes du Laos ou constater l'extreme pauvrete des gens dans les bidonvilles, assister aux cremations de la riviere Bagmati nous convia a une autre reflexion sur le sens de la vie et de la mort. Mais bon, avant d'en arriver a quelques conclusions satisfaisantes, nous avons constate au son de nos gargouillis d'estomac que nous etions encore bien en vie et qu'il etait donc temps d'aller s'en rejouir en mangeant cette pizza au proscuito et a la roquette dont tout le monde disait du bien.
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2 commentaires:
Bonjour a vous deux, bien apprecie les photos et votre texte des Annapurnas et heureuse de savoir que tout va bien et que vous faites un merveilleux voyage.
Lise
hello you two,I really need one of those rickshaw bikes
to transport our coffees and you really need to grow your hair like the old man in your photo.How is the coffee in Katmandu ? Walter
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