









Le Vietnam se dinstingue positivement de ses voisins d'Asie du sud-est a bien des egards. L'hygiene y est nettement meilleure, le cout de la vie pour un touriste beaucoup moindre, le rapport qualite/prix des hebergements imbattable, l'internet ultra-rapide et le plus souvent gratuit, le reseau routier, sans etre aussi moderne que celui de la Thailande, mafois en plutot bon etat, les transports destines aux touristes offrent la possibilite de se deplacer en economisant temps, argent et patience, et qui plus est, les paysages sont partout franchement splendides, de quoi nous laisser la face collee dans la vitre du bus pour la duree du trajet. A bien des egards, on sent que les Vietnamiens n'ont pas voulu laisser passer le train du 21e siecle ni le potentiel economique que represente pour eux l'essor du secteur touristique. Bien qu'on en soit a notre premier voyage dans ce pays, on sent qu'un souffle de prosperite et de transition chatouille le visage des Vietnamiens. Les plus jeunes d'entre eux ont soif de modernite. A Saigon, on les trouve dans les parcs publics, enlaces sur leur moto avec leur amoureux, ou encore dans les cafes, cellulaire en main. Un monde de changements donc, mais parallelement, d'etonnante continuite. Il suffit d'aller faire un tour dans les campagnes vietnamiennes, la ou vit la majorite de la population, pour en etre frappe. La, comme depuis toujours, la vie s'organise autour de la famille, de la religion et des travaux des champs. Autre symbole de continuite: le velo. Celui-ci occupe ici une place predominante dans les moyens de transport, ex-aequo avec la moto. Alors qu'au Laos, au Cambodge et en Thailande il fallait arpenter bien des rues avant d'esperer trouver un velo, ici il y en a a tous les coins de rues et ils sont toujours dans un etat acceptable. En somme, le Vietnam est le paradis du velo, offrant un beau terrain de jeu dont nous n'allions certainement pas manquer de profiter. Chaque fois que ce fut possible, a la campagne comme a la ville, nous avons loue des velo. Pedaler en ville est une experience vraiment enivrante. D'etre mele au flux dense et intense de la circulation et de sentir les motos nous froler peut etre stressant au debut. Mais apres quelques minutes, on se rend bien compte qi'il suffit de faire confiance au jugement des conducteurs qui nous entourent et de se laisser transporter par le courant. C'est a ce moment que le plaisir commence, et que, comme Jacques, on peut se sentir comme un globule rouge qui circule dans un enorme vaisseau sanguin. A la campagne, c'est completement autre chose puisque les routes sont bien souvent desertes. En fait, il n'est pas rare d'y croiser quelques gros buffles d'eau nonchalants, un troupeau de chevres ou un groupe de canards. Dans ces conditions, on peut se laisser rouler doucement et prendre le temps de s'impregner de l'ambiance des lieux. De toutes les campagnes d'Asie, la campagne vietnamienne est sans doute la plus belle. Pour ses paysages d'abord, decoupes par des rizieres d'un vert tres vif et ponctues d'impressionnantes montagnes de karst aux noms tous plus poetiques les uns que les autres. Mais aussi pour ses gens qui cultivent le sol avec les moyens les plus rudimentaires et qui vivent dans la plus grande simplicite. On sait qu'ils travaillent durement, que leurs journees dans les champs s'etirent de l'aube au crepuscule mais il reste que pour nos yeux d'occidentaux, ils sont beaux a voir avec leurs velos, paniers d'osiers, rateaux de bois, chapeaux de bambous et, surtout, leur sourire qui respire la sincerite. Pour nous en tous cas, ils ont valu a eux seuls bien des attractions touristiques.
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