mardi 17 février 2009

Quitter Bangkok





Trois journees passees dans la capitale nous aurons permis d'etre charme par cette grosse metropole grouillante, bruyante et sale...puis d'en avoir notre dose et de ressentir l'envie de mettre le cap ailleurs. Des temples, des excursions pedestres dans les differents quartiers, la visite de la demeure de Jim Thompson (une maison en tek vraiment splendide, expression de la beaute de l'art sud-asiatiques), des tours de bateau et des snacks parfois risques et eprouvants pour le systeme digestif aupres des marchands ambulants resument notre experience a Bangkok. Il faut preciser que des que nous mettions les pieds hors de l'hotel, nous devions composer avec le quartier chinois qui est certainement le plus fou d'entre tous cote bruit et activite humaine. De quoi rendre un occidental non-averti epileptique. Par ailleurs, notre sejour s'est conclu par un tour de tuk-tuk jusqu'a l'hotel (le tuk-tuk est le nom qu'on donne aux cyclo-pousses a moteur qui sevent de taxi). Ceux qui les conduisent sont particulierement harcelants a l'egard des touristes, mettant toute la pression possible pour les inciter a embarquer. Il n'a pas ete rare d'etre suivi sur une centaine de metres par un de ces personnages indesirables nous criant par la tete, a intervalle regulier, les deux syllabes maudites: tuk-tuk, tuk-tuk. C'est le dernier soir que nous avons succombe a la tentation, apres avoir negocie le prix de notre deplacement a la baisse: 100 baths plutot que 200. La balade a dure le temps qu'il faut, c'est-a-dire juste assez pour respirer une bonne dose d'emanation de plomb. J'en suis ressorti avec un serieux mal de gorge qui a dure quelques jours mais qui m'a fait sourire plus que souffrir. C'etait en quelque sorte un mal de gorge pittoresque, qui fait partir du voyage.

Sur le parapet de la gare ferroviaire ou nous avons mange un pad thai et bu une grosse biere avant d'embarquer dans notre train, nous avons fait une charmante rencontre: celle d'un boxeur thailandais. Du moins, c'est ce qu'il nous a dit et nous avons eu envie de le croire. Il s'est adresse a moi en prenant ma main pour la comparer avec la sienne. Conclusion de sa lecture: nous avions les memes lignes(ce qui, en tant que non-initiee, me semblait plutot vrai). Selon lui, c'etait tres positif: ''I give you luck'' m'a-t-il dit. J'ai repondu ''khawp kun'' (merci). Mais Jacques a de loin ete le plus chanceux de nous deux. Apres avoir ete observe par notre visiteur, avec le plus grand des serieux, le verdict est tombe: ''you're a good man''. Et avec ses mains de boxeur thailandais, celui-ci a genereusement prodigue a Jacques un massage thailandais d'une vingtaine de minutes, s'attardant avec energie a chaque muscle de ses bras, de son dos, de son cou... Torsions, flexions, points de pression, tractions, bref, le kit complet sans avoir rien eu a demander. C'est donc le sourire au visage et le coeur reconnaissant que nous avons quitte Bangkok.
Apres 13 heures de train de nuit (nous avons opte pour la couchette avec l'intention de sauver une nuit d'hebergement), 1 heure d'autobus, 2h30 de bateau, nous avons abouti a Ko PhanGan, l'antithese de Bangkok qui correspond pas mal a l'idee que l'on peut se faire du paradis sur terre. Nous prevoyons y passer les prochains jours et peut-etre les prochaines annees...

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